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November 22nd, 2005

Avant-propos

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Il se pourrait bien que les croisades soient plus dévastatrices à notre époque que durant les trois siècles durant lesquels furent menés les combats en question. Pas en termes de victimes ou de destructions de biens, toutefois – les dégâts actuels sont d’une nature plus subtile. Les croisades sont devenues un péché capital, non seulement de l’Église catholique, mais du monde occidental en général. Elles constituent la pièce à conviction numéro 1 du réquisitoire selon lequel les dissensions opposant actuellement le monde musulman et la civilisation occidentale postchrétienne sont en dernière analyse la responsabilité de l’Occident, qui n’a cessé de provoquer, d’exploiter et de brutaliser les Musulmans depuis le jour où les premiers guerriers francs pénétrèrent dans Jérusalem et… mais laissons plutôt la parole à Bill Clinton:

En effet, lors de la première croisade, lorsque les soldats chrétiens s’emparèrent de Jérusalem, ils commencèrent pas brûler une synagogue abritant trois cents Juifs et entreprirent ensuite de tuer toutes les femmes et tous les enfants de religion musulmane trouvés sur le mont du Temple. Les récits de l’époque relatant les événements décrivent des soldats pénétrant sur le mont du Temple, un lieu saint chrétien, avec du sang jusqu’aux genoux. Je peux vous dire que cette histoire est encore racontée de nos jours au Moyen-Orient et que nous continuons d’en payer le prix [1] (italiques ajoutées).

Dans cette Analyse, Clinton faisait étrangement écho à Oussama Ben Laden lui-même, dont certains des communiqués personnels parlaient de son organisation non comme d’«Al-Qaida», mais comme du «Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés».[2]

Cet usage est très répandu. Peu avant le début de la guerre d’Irak, qui allait permettre de renverser Saddam Hussein, le 8 novembre 2002, cheikh Bakr Abed Al-Razzaq Al-Samaraai orienta son prêche donné en la mosquée de la Mère de toutes les batailles de Bagdad sur «cette heure difficile que traverse la nation islamique, une heure à laquelle elle doit affronter (les forces de) l’incroyance des infidèles, des Juifs, des croisés, des Américains et des Britanniques». [3]

De même, lorsque des djihadistes islamiques perpétrèrent un attentat à l’explosif contre le consulat des États-Unis à Djeddah, en décembre 2004, ils expliquèrent que cette action s’inscrivait dans un vaste plan de contre-attaque visant les «croisés»: «Cette opération fait partie d’un plan mis au point et organisé par Al-Qaida dans le cadre de la bataille contre les croisés et les Juifs, de même qu’un élément de l’effort destiné à chasser les incroyants de la péninsule arabique.» Ils déclarèrent que les guerriers du djihad «[étaient parvenus] à pénétrer au sein de l’un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique, il parvinrent à pénétrer dans le consulat américain de Djeddah, d’où ils contrôlent et gèrent le pays.» [4]

«L’un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique»? Pourquoi des terroristes du djihad islamique font-ils une telle fixation sur des châteaux vieux d’un millénaire? Se pourrait-il que Clinton ait raison et qu’ils attribuent bel et bien aux croisades l’origine de leurs problèmes avec l’Occident, et qu’ils considèrent les conflits actuels en Irak et en Afghanistan comme une renaissance de l’éthos des croisés?

Dans un sens, oui. Mieux on comprend les croisades – pourquoi elles furent entreprises et quelles en furent les forces vives tant au sein de la Chrétienté que dans l’Islam –, mieux on comprend le conflit actuel. À de nombreux égards, que Bill Clinton et les auteurs de l’attentant de Djeddah ne devinent que confusément, les croisades apportent des clés essentielles à la bonne compréhension de la situation mondiale actuelle.

Le présent ouvrage explique pourquoi en se consacrant pour moitié à l’Islam, en première partie, et pour moitié aux croisades. Ce faisant, il se propose d’éclaircir certaines des brumes de désinformation qui entourent aujourd’hui l’Islam et les croisades. Des brumes plus épaisses que jamais. L’une des principales responsables de cette situation, l’apologiste occidentale de l’Islam Karen Armstrong, va jusqu’à faire remonter aux croisades les perceptions faussées des Occidentaux:

Depuis les croisades, les populations de la Chrétienté occidentale n’ont cessé de nourrir une vision stéréotypée et déformée de l’Islam, qu’ils considéraient comme l’ennemi de la civilisation. (…) Ainsi, c’est pendant les croisades, alors que les Chrétiens avaient lancé une série de guerres saintes brutales contre le monde musulman, que l’Islam était décrit par les moines érudits d’Europe comme une foi intrinsèquement violente et intolérante, qui ne s’était jamais établie autrement que par l’épée. Le mythe de la soi-disant intolérance de l’Islam est devenu l’une des idées reçues de l’Occident. [5]

Armstrong a raison, d’une certaine manière (il semble bien qu’aucun être humain ne peut avoir tort tout le temps): dès qu’il s’agit de l’Islam, on ne peut plus rien croire de ce que l’on entend – tout particulièrement depuis les attentats du 11 septembre. La désinformation et les demi-vérités sur ce que l’Islam enseigne, et sur ce que les Musulmans des États-Unis croient, ont envahi les ondes et profondément influencé les orientations politiques.

Ces malentendus sont transmis en grande partie par des analyses des «causes profondes» du terrorisme djihadiste qui fit tant de victimes le 11 septembre 2001, et qui continue de menacer la paix et la stabilité des non-Musulmans partout dans le monde. Il est devenu de bon ton, dans une certaine presse et ans certains milieux universitaires, d’attribuer la majeure partie, sinon la totalité, de la responsabilité des événements du 11 septembre non pas à l’Islam et aux Musulmans, mais aux États-Unis et aux autres pays occidentaux. L’Occident infligerait systématiquement de mauvais traitements au monde musulman, disent de savants professeurs et des commentateurs pleins de superbe. Cela commença il y a des siècles, disent-ils – à l’époque des croisades.

Mais, en réalité, les germes du conflit actuel furent plantés longtemps avant la première croisade. Pour bien comprendre les croisades ainsi que l’influence si singulière qu’elles exercent sur le conflit mondial actuel, avec les terroristes du djihad islamique, nous devons commencer par une étude du prophète d’Arabie et de la religion qu’il fonda. Car les croisades, comme nous allons dès lors nous en rendre compte, furent en fait une réaction à des événements qui trouvent leur origine plus de 450 ans avant les batailles elles-mêmes.

Le présent ouvrage souhaite constituer non pas une introduction générale à la religion islamique, ni une étude historique exhaustive des croisades, mais un examen de certaines des affirmations extrêmement tendancieuses sur l’Islam et les croisades qui ont envahi le débat public. Ce livre est une tentative de rapprocher un peu le débat public de la vérité.

- - - - - - - - -

[1]
Bill Clinton, «Remarques prononcées par le président William Jefferson Clinton à l’université de Georgetown», le 7 novembre 2001. Université de Georgetown, Office of Protocol and Events, http://www.georgetown.edu/.

[2]
Déclaration du Front islamique, Jihad contre les Juifs et les Croisés, 23 février 1998. http://www.fas.org/irp/world/para/docs/980223-fatwa.htm

[3]
Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Sermon du Ramadan depuis l’Irak», Dépêche spéciale de MEMRI N° 438, 8 novembre 2002. http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP43802

[4]
«Des groupes liés à Al-Qaida revendiquent la responsabilité de l’attentat saoudien», CNN, 7 décembre 2004.

[5]
Karen Armstrong, Islam: A short History (New York : Modern Library, 2000), p. 179–180.

Posted by ajm as Ch. 00 - Introduction - L'Islam et les croisades at 10:00 AM CET

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November 21st, 2005

Aujourd’hui comme hier : Chrétiens persécutés

Page 166 du P.I.G.
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En 775, le siège de l’Église Assyrienne quitta la ville persane de Séleucie-Ctésiphon pour s’installer à Bagdad, où il est demeuré depuis lors. Cependant, la situation se dégradant de nos jours pour les Chrétiens du Moyen-Orient avec la réapparition de l’Islam jihadiste a conduit l’actuel Catholicos Mar Dinkha IV à vivre à Chicago depuis 1980. Le patriarche Emmanuel Delly, chef des catholiques chaldéens (un groupe de Chrétiens assyriens qui rejoignit l’Eglise Romaine au XVI° siècle), est lui resté à Bagdad – pour y voir, après la chute de Saddam Hussein, les Chrétiens faire l’objet de persécutions ciblées de la part des terroristes jihadistes dans tout le pays. Le gouvernement de Saddam était relativement laïc ; les jihadistes espèrent y titulariser un gouvernement qui appliquerait plus rigoureusement les règles de la Charia. Les Chrétiens qui tiennent des magasins de vins et spiritueux ont été donc visés, en conformité avec les préceptes de la dhimma qui interdisent aux chrétiens d’exposer du vin ou d’en vendre dans des endroits où des Musulmans pourraient en acheter. (1) Des Chrétiennes ont fait l’objet de menaces concernant le voile – “portez le hijab ou sinon…” (2) Nombre de Chrétiens ont été tués, et des milliers ont fui le pays. En septembre 2004, le chroniqueur irakien Madjid Aziza observait «qu’il est difficile de se rappeler d’une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»
Si on se souvient de Tamerlan, cela en dit long.

(1) ‘Umdat al-Salik, o11.5(6).

(2) “Fundamentalists vow to kill female students without head cover”, AsiaNews, 22 october 2004.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Un chroniqueur irakien : «Nous ne nous rappelons pas une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»”, Dépêche Spéciale N° 789, 26 septembre 2004. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP78904

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Aujourd’hui comme hier : Deux poids et deux mesures…

Page 141 du P.I.G.
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Bill Clinton suggéra dans un de ses discours que l’on peut voir le sac de Jérusalem en 1099 comme étant la cause ultime des attaques du 11 septembre. Pourtant, le sac de Constantinople par les musulmans en 1453 n’enflamme aucune mémoire. Aucun président ne l’a désigné comme étant la cause de quelque acte terroriste moderne que ce soit. Et en définitive, il est plus méconnu de nos jours qu’une autre mise à sac de Constantinople : celle commise par de bien mal guidés Croisés en 1204. (1)

C’est un exemple de l’étrange et machinal “deux poids, deux mesures”‘ qu’emploient les tenants du politiquement correct lorsqu’ils analysent le comportement d’Occidentaux et de non-Occidentaux : tout massacre, toute atrocité peut être pardonnée à des peuplades non-occidentales, non-blanches, non-chrétiennes, mais les méfaits commis par des Occidentaux chrétiens (ou même post-chrétiens) demeurent piqués tels des échardes dans la mémoire collective mondiale. En 2004 et 2005, les scandales de la prison d’Abou Ghraib ont fait l’objet d’une attention horrifiée de par le monde, souvent de la part de ceux-là même qui minimisent ou ignorent les maux bien pires provenant des agissements de Saddam Hussein, d’Oussama ben Laden, ou du Hamas. Ce qui revient à admettre tacitement un fait que l’establishment P.C. nierait vigoureusement en toute autre circonstance : les normes morales du Christianisme sont plus élevées que celles de l’Islam, et on attend plus non seulement des Chrétiens pratiquants, mais aussi de ceux qui ont été imbibés par ces valeurs en vivant dans les sociétés que le Christianisme a modelées.

(1) Discours tenu par B. Clinton à l’Université de Harvard le 19 novembre 2001: http://www.news.harvard.edu/specials/2001/clinton/clintonspeech.html

Posted by ajm as Ch. 11 - Croisades: mythe et réalité, Enc. Aujourd'hui comme hier at 10:00 AM CET

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Aujourd’hui comme hier : Jihadistes Sans Frontières

Page 128 du P.I.G.
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Comme ils l’ont fait à travers l’histoire, les guerriers musulmans parcourent de longues distances afin de participer aux jihads contemporains. Dans les années 90, les Balkans sont devenus une destination prisée par les vétérans des jihads d’Afghanistan et de Tchétchénie. Un important commandant jihadiste en Bosnie, Abu Abdel Aziz, explique qu’il s’y rendit après avoir rencontré plusieurs autorités islamiques en Arabie Saoudite.

«Elles soutiennent toutes», dit-il, « la position religieuse selon laquelle ‹le combat en Bosnie est un combat pour faire régner le Verbe d’Allah et protéger la vertu des musulmans›. C’est parce qu’Allah dit (en son Livre Saint), ‹s’ils vous demandent secours, eu égard à la religion, à vous de les secourir› (VIII:72). C’est donc notre devoir (religieux) que de défendre nos frères musulmans où qu’ils se trouvent, dès lors qu’ils sont persécutés parce qu’ils sont musulmans et non pour une autre raison.» (1)

Avant, pendant, et après la guerre de 2003 en Irak, les jihadistes ont afflué dans ce pays en provenance du monde entier – y compris de quelques endroits inattendus ; un haut fonctionnaire de la sécurité allemande remarquait fin 2003 que «depuis la fin de la guerre, il y a eu un grand mouvement de personnes motivées par l’extrémisme islamique depuis l’Allemagne et le reste de l’Europe vers l’Irak.»(2)

(1) Tawfiq Tabib, “Interview with Sheikh al-Mujahideen Abu Abdel Aziz,” Al-Sirat Al-Mustaqeem (Le droit chemin), août 1994; peut être lu sur http://www.seprin.com/laden/barbaros.html

(2) Stephen Graham, “Muslim Militants From Europe Drawn to Iraq,” Associated Press, 3 novembre 2003.

Posted by ajm as Ch. 10 - Pourquoi l'appel à la croisade, Enc. Aujourd'hui comme hier at 10:00 AM CET

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Aujourd’hui comme hier : Gagner les cœurs et les esprits

Page 153 du P.I.G.
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Quand un funeste tsunami frappa le Sud-Est Asiatique en décembre 2004, le secrétaire d’état Colin Powell exprima l’espoir que l’aide apportée par les États-Unis aux pays touchés ferait refluer la marée de l’anti-américanisme dans le monde musulman.
Cependant, plus d’un an et demi avant la déclaration de Collin Powell, le mufti sud-africain Ebrahim Desai, imam de la rubrique «Posez vos questions à l’Imam» sur un site web musulman de questions et réponses, avait passé un message qui, s’il en avait eu connaissance, aurait sans doute diminué la confiance du Secrétaire d’Etat en l’effet produit par l’aide américaine. Interrogé sur la pertinence, pour un Musulman, de faire l’éloge de l’Occident pour avoir envoyé des troupes en Bosnie et condamné le massacre des Musulmans, la réponse de Desai fut brève : «Pour faire simple, on ne peut jamais faire confiance aux Kuffaar (infidèles), quelque bien qu’ils puissent faire. Ils ont leur propre intérêt au cœur(1)

Une opinion isolée ? Sans doute. Mais c’est une opinion dont les racines sont profondément enracinées dans la tradition islamique, et il serait de ce fait naïf de la balayer du revers de la main comme n’étant issue que de la méchanceté propre à Desai. Le Coran dit explicitement aux croyants de «ne point prendre les Infidèles pour amis ou pour alliés au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah. À moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux.» (Sourate III.28). Jean VI Cantacuzène et Colin Powell étaient-ils informés de l’existence de ce verset ?

(1) Mufti Ebrahim Desai, “Ask the Imam” Question 1394, “The west is often criticised by Muslims for many reasons, such as allowing women go to work”, 25 october 2000; http://www.islam.tc/ask-imam/view.php?q=1394

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November 20th, 2005

Aujourd’hui comme hier : Des défenseurs de l’Islam ?

Page 127 du P.I.G.
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Dans la loi islamique, le jihad est obligatoire à chaque fois qu’un territoire musulman est agressé : «Quand des non-musulmans envahissent un pays musulman ou s’en approchent, le jihad est une obligation personnelle incombant aux habitants de ce pays, qui doivent repousser les non-musulmans par tous les moyens à leur disposition.»(1)

On trouve des appels au jihad tout au long de l’histoire de l’Islam. Lorsque le chef hamdanide Sayf al-Dawla conduisait des campagnes jihadistes annuelles contre les Byzantins au milieu du X° siècle, les musulmans venaient de loin pour y participer; et ce parce que, selon leur vision des choses, les Byzantins menaient des guerres agressives pour s’emparer de terres musulmanes. Plus tard, pendant la première croisade, un poète exhortait ainsi les musulmans à réagir : «N’avez-vous pas un engagement envers Allah et l’Islam, et ne devez-vous donc pas défendre les hommes, jeunes et vieux ? Répondez à [l'exhortation d’]Allah ! Maudits soyez-vous ! Réagissez !»(2) Le vénérable juriste islamique Ibn Taymiyya (Taqi al-Din Ahmad Ibn Taymiyya, 1263-1328), le plus apprécié des jihadistes contemporains, envisageait le jihad comme un absolu : «Si l’ennemi veut attaquer des musulmans, le repousser devient alors un devoir pour tout ceux subissant l’attaque, et pour les autres qui doivent les y aider.»(3)

Voici quelques autres exemples d’appels au jihad datant de ces cent dernières années : En 1914, le calife ottoman Sultan Mehmet V émit une fatwa [édit religieux] appelant au jihad au début de la première guerre mondiale ; en 2003, un groupe jihadiste Tchétchène proclamait : «Lorsque l’ennemi pénètre dans un territoire, une ville ou un village où vivent des musulmans, alors tous sont obligés de faire la guerre.»(4) En 2003, le Centre Islamique pour la Recherche de l’université d’Al-Azhar, au Caire, publia cette déclaration: «La logique et la religion islamique veulent que si l’ennemi procède à des raids sur la terre des Musulmans, le djihad devienne un commandement pour chacun, pour chaque Musulman, homme ou femme, car notre nation islamique est alors sujette à une nouvelle invasion de croisade prenant pour cible la terre, l’honneur, la croyance et la patrie.»(5) Et enfin, Cheik Omar Bakri Muhammad, l’imam jihadiste notoire basé à Londres jusqu’il y a peu, affirmait fin 2002 le devoir de jihad «lorsque l’ennemi entre en territoire musulman, comme en Palestine, en Tchétchénie, au Kosovo ou au Cachemire (…) [pour] tous les musulmans qui peuvent accéder au lieu de l’agression. (…) Les musulmans, partout dans le monde, auront l’obligation, depuis le premier jour de conflit, de soutenir ceux qui se battent, soutien qui peut être verbal, physique ou financier…»(6)

(1) Cf. ‘Umdat al-Salik o9.10;
(2) Cité par Carole Hillenbrand, “The Crusades - Islamic perspectives”, Routledge, 2000, p.71
(3) Ibn Taymiyya, “The Religious and Moral Doctrine of jihad,” in Rudolph Peters, jihad in Classical and Modern Islam: A Reader (Princeton, NJ: Markus Wiener Publishers, 1996), 53.
(4) Peut être trouvé via http://kavkazcenter.com/eng/content/2003/11/26/2028.shtml , 26 Novembre 2003
(5) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), ” Le djihad contre les Etats-Unis : les fatwas contradictoires d’Al-Azhar,” Dépêche Spéciale N° 480, 16 mars 2003. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP48003
(6) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Un guide islamiste: ‘pas de djihad universel sans califat’,” Dépêche Spéciale N° 435, 30 octobre 2002. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP43502

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Aujourd’hui comme hier : L’Islam doit être répandu par la force

Page 113 du P.I.G.
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Certains des penseurs islamiques modernes les plus révérés par les terroristes jihadistes d’aujourd’hui ont expliqué (en termes sans équivoque) que l’Islam doit s’imposer par la force aux non-musulmans – pas en tant que religion, car cela violerait l’édit coranique du «Nulle contrainte en religion» (Coran II :256), mais en tant que système de loi et de normes sociales. Ils professent que les musulmans doivent lutter pour imposer la loi islamique aux états non-musulmans, reléguant leurs citoyens au statut de dhimmi ou pire.

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November 16th, 2005

Décapitations au nom de l’Islam

Ce thème n’est pas vraiment traité dans l’ouvrage de Robert Spencer, et c’est dommage. Je propose donc le complément suivant, paru dans le Middle East Quarterly:

http://www.meforum.org/article/713

Beheading in the Name of Islam
by Timothy Furnish

Images of masked terrorists standing behind Western hostages in Iraq and Saudi Arabia have become all too common on Arabic satellite stations such as Al-Jazeera and Al-Manar. Islamist websites such as Muntadiyat al-Mahdi[1] go further, streaming video of their murder.

The February 2002 decapitation of Wall Street Journal reporter Daniel Pearl, true to its intention, horrified the Western audience. Chechen rebels, egged on by Islamist benefactors, had adopted the practice four years earlier,[2] but the absence of widely broadcast videos limited the psychological impact of hostage decapitation. The Pearl murder and video catalyzed the resurgence of this historical Islamic practice. In Iraq, terrorists filmed the beheadings of Americans Nicholas Berg, Jack Hensley, and Eugene Armstrong. Other victims include Turks, an Egyptian, a Korean, Bulgarians, a British businessman, and a Nepalese. Scores of Iraqis, both Kurds and Arabs, have also fallen victim to Islamist terrorists’ knives. The new fad in terrorist brutality has extended to Saudi Arabia where Islamist terrorists murdered American businessman Paul Johnson, whose head was later discovered in a freezer in an Al-Qaeda hideout. A variation upon this theme would be the practice of Islamists slitting the throats of those opponents they label infidels. This is what happened to Dutch filmmaker Theo Van Gogh, first gunned down and then mutilated on an Amsterdam street,[3] and to an Egyptian Coptic family in New Jersey after the father had angered Islamists with Internet chat room criticisms of Islam.[4]

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Posted by admin as 001 - Compléments proposés at 10:00 AM CET

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Aujourd’hui comme hier : Femmes battues

Page 70 du P.I.G.
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L’institut des sciences médicales du Pakistan a déterminé que plus de 90% des épouses pakistanaises ont déjà été giflées, frappées à coups de pied, battues ou soumises à des sévices sexuels par leur mari – en représailles d’exactions telles que d’avoir cuisiné un repas décevant; d’autres sont punies pour avoir donné naissance à une fille au lieu d’un garçon. (1)

(1) Amnesty International, “Pakistan - Les femmes ne sont pas
suffisamment protégées,” Avril 2002, http://web.amnesty.org/library/index/FRAASA330062002

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Aujourd’hui comme hier : le paradis continue de leurrer quantité de jeunes hommes

Page 104 du P.I.G.
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«Les Américains aiment le Pepsi-Cola, nous aimons la mort», flagorne Maulana Inyadullah d’al-Qaeda.(1) Les Musulmans aiment la mort parce qu’Allah leur enjoint de préférer les délices du Paradis à ceux de ce monde : «Et malheur aux mécréants pour le dur châtiment qu’ils subiront.
Ceux qui préfèrent la vie d’ici bas à l’au-delà obstruent le chemin d’Allah et cherchent à le rendre tortueux, ceux-là vont loin dans l’égarement .
» (Coran XIV:2-3).

Aussi licencieuses soient-elles, les joies du Paradis islamique ont un attrait certain et durable – une attraction ressentie de façon plus vive, peut-être, par les adolescents. En 2004, un candidat palestinien à l’attentat suicide âgé de quatorze ans expliqua aux militaires israéliens qui venaient de le désarmer : «Me faire exploser est la seule chance que j’ai de pouvoir faire l’amour avec 72 vierges dans les Jardins d’Eden».(2) Un autre garçon de 14 ans exposa comment un recruteur de jihadistes l’incita à rejoindre le jihad en Irak : «Il m’a parlé du Paradis, des vierges, de l’Islam».(3)

(1) David Brooks, “Among the Bourgeoisophobes: Why the Europeans and Arabs, each in their own way, hate America and Israel,” Weekly Standard, 15 avril 2002 (http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/001/102gwtnf.asp?pg=1/).

(2) “‘Little bomber’ fascinates Israeli media,” BBC News, 25 Mars 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/3567791.stm)

(3) Tom Lasseter, “Iraqi teen tells how he joined Ansar al Islam,” Knight Ridder, 13 février 2004

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Aujourd’hui comme hier : attentats-suicides et Paradis

Page 102 du P.I.G.
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La promesse du Paradis à ceux qui « tuent et sont tués » pour Allah est la première justification des attaques-suicides : les attaquants « kamikazes » se réclament de cette promesse lorsqu’ils assassinent les ennemis d’Allah et meurent dans la foulée.

Bien entendu, en Amérique, les porte-parole musulmans ont été prompts à préciser que le Coran interdit le suicide : «Ô vous qui croyez ! Ne (…) vous tuez pas !» (Coran IV:29). Mohammed ajouta dans un hadith : «Celui qui commet le suicide par étranglement continuera de s’étrangler à jamais dans le brasier de l’Enfer, et celui qui commet le suicide en se poignardant continuera à se poignarder dans le brasier de l’enfer.»(1)

Mais l’influent érudit islamique Cheik Yusaf al-Qaradawi, récemment salué comme « réformateur » par l’islamologue John Esposito, a résumé l’opinion la plus courante ; la prohibition du suicide ne s’applique pas aux attaques «kamikazes», puisque l’intention des assaillants n’est pas de se tuer mais de tuer des ennemis d’Allah : «Ce n’est pas du suicide, c’est du martyre au nom de Dieu, les théologiens et les spécialistes en jurisprudence ont débattu ce point ; ils y voient une forme du jihad, d’une sorte qui compromet la vie du moudjahidin. Il lui est permis de mettre son âme en jeu, de croiser le chemin de l’ennemi et d’être tué.»(2)

Umm Nidal, la mère de l’attaquant-suicide du Hamas Mohammed Farhat, voit la mort sanglante et destructrice de son fils de la même manière – comme une grande victoire : «Le djihad est un commandement [divin]», explique-t-elle. «Nous devons sans relâche chercher à l’inculquer à nos fils. Le spectacle quotidien des massacres, de la destruction, du bombardement des habitations a renforcé dans l’âme de mes fils, et de Mohammed plus particulièrement, l’amour du djihad et du martyre (…) Loué soit Allah, je suis musulmane et je crois au djihad. Le djihad est l’un des éléments de la foi [islamique] et c’est ce qui m’a incitée à sacrifier Mohammed, au nom d’Allah. Mon fils n’est pas détruit ; il n’est pas mort. Sa vie est meilleure que la mienne.»

Umm Nidal poursuit : «C’est parce que j’aime mon fils que je l’ai exhorté à mourir en martyr au nom d’Allah… Le djihad est un devoir religieux. J’ai sacrifié Mohammed par esprit de devoir.»(3)

(1) Sahih Bukhari, Volume 2, Livre 23, n° 446

(2) “Al-Qaradawi full transcript,” BBC News, 8 juillet 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/3875119.stm). Voir aussi “La menace des djihadistes [suicidaires]“, Daniel Pipes, 27 juillet 2001 (http://fr.danielpipes.org/article/1787). Pour ce qui est des louanges d’Esposito, voir John Esposito, “Practice and Theory: A response to ‘Islam and the Challenge of Democracy,’” Boston Review, avril/mai 2003.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), “Entretien avec la mère d’un kamikaze” Dépêche Spéciale N° 391, 19 juin 2002 (http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP39102).

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Aujourd’hui comme hier : Laisse ce livre !

Page 73 du P.I.G.
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Des radicaux islamiques pakistanais étaient si opposés à l’éducation des femmes qu’ils incendièrent huit écoles de filles en l’espace de cinq jours d’émeute, en février 2004. (1)

(1) “Ninth Pakistani school destroyed,” BBC News, 20 février 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/3507401.stm); concernant l’éducation au Pakistan, et le problème de celle des femmes, voir aussi: “Situation alarmante de l’éducation au Pakistan” (http://www.unesco.org/education/efa/fr/know_sharing/grassroots_stories/pakistan_2.shtml

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November 15th, 2005

Aujourd’hui comme hier : des filles meurent à cause de la burqa

Page 68 du P.I.G.
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On peut voir dans un événement tragique qui eut lieu à La Mecque en mars 2002 - la mort de quinze jeunes filles dans l’incendie de leur école - un exemple révoltant de l’oppression engendrée par l’application du code vestimentaire islamique féminin. La police religieuse saoudienne, la muttawa, empêcha ces filles de sortir du bâtiment : en effet, comme il n’y avait que des femmes dans l’établissement, les occupantes avaient laissé aux portemanteaux les vêtements qui les dissimulent d’habitude à l’extérieur. Les membres de la muttawa ont préféré la mort des jeunes filles à une transgression de la loi islamique – allant jusqu’à contrer la police et les pompiers dans leurs tentatives d’ouvrir les portes de l’école. (1)

(1) Voir notamment http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/1874471.stm et http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE230032002?open&of=FRA-364

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Aujourd’hui comme hier : Les mariages d’enfants dans le monde islamique

Page 69 du P.I.G.
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Ceci touche et a touché des millions de femmes et de jeunes filles dans les sociétés où le Coran représente la vérité absolue et qui voient en Mohammed le modèle de conduite par excellence. Par exemple, plus de la moitié des adolescentes d’Afghanistan et du Bangladesh sont mariées.(1) L’Ayatollah Khomeiny enseignait au pieu musulman qu’épouser une fille avant qu’elle n’ait commencé ses menstruations était « une bénédiction divine ». Il donnait ce conseil aux pères : «Faites de votre mieux pour vous assurer que vos filles n’aient pas leurs premières règles dans la maison paternelle, mais dans celle de leur mari.». (2)

Les fillettes iraniennes peuvent dans certains cas être mariées dès l’âge de neuf ans par leur père (si la justice donne son accord), ou treize ans sinon. (3) La violence domestique accompagne bien souvent ces mariages d’enfants : «En Egypte 29% des adolescentes mariées ont été battues par leur mari ; parmi elles, 41% ont été battues durant leur grossesse. Une étude en Jordanie a indiqué que 26% des cas de violence domestique rapportés ont été commis vis-à-vis d’épouses de moins de 18 ans.» (4)

(1) Document & communiqué de presse de l’Unicef, “Child marriages must stop”, 7 Mars 2001, http://www.unicef.org/newsline/01pr21.htm

(2) Voir notamment: « Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux - 163 extraits de trois ouvrages majeurs de l’ayatollah Khomeiny: le Royaume du Docte, la Clé des Mystères, l’Explication des problèmes », Editions libres Hallier, 1979.

(3) 13 ans : A condition que le projet de loi de 2002 soit adopté… Voir par exemple le Bilan des Droits de la Personne 2003 des Nations-Unies http://www.hri.ca/fortherecord2003/bilan2003/vol3/irantr.htm , ainsi que http://www.parstimes.com/women/child_marriage.html (en Anglais) concernant l’amélioration proposée… Mais le Conseil des Gardiens de la Révolution s’y est opposé, et en février 2004 la question n’était pas encore tranchée… http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/3389017.stm

(4) Andrew Bushell, “Child Marriage in Afghanistan and Pakistan”, America, March 11, 2002, 12.

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Aujourd’hui comme hier : des Musulmans endommagent les sites sacrés séculaires d’autres religions

Page 63 du P.I.G.
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Dans la partie Nord de Chypre, sous occupation turque, les Musulmans ont tenté de transformer le monastère de San Makar, datant du IV° siècle, en hôtel. En Libye, le fantasque Colonel Kadhafi a converti la cathédrale catholique de Tripoli en mosquée. Et en Afghanistan, bien sûr, le gouvernement taliban a dynamité les célèbres Bouddhas de Bamiyan en mars 2001. Les monuments chrétiens d’Europe pourraient-ils subir un jour le même sort ?

Si les choses tournent comme ils l’entendent pour les guerriers du jihad, tout aussi résolus aujourd’hui que par le passé, il n’y a guère de doute là-dessus. Edward Gibbon, l’auteur du célèbre « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », observait que si les incursions musulmanes du VIII° siècle en France avaient été couronnées de succès, « l’interprétation du Coran serait aujourd’hui enseignée dans les écoles d’Oxford, et leurs professeurs prêcheraient sans doute à des étudiants circoncis le caractère sacré et indéniable de la révélation de Mahomet » (1)

Ce jour peut encore advenir.

(1) E. Gibbon, « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », Chapitre LII

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